Nouveau clap de départ pour le ciné Saint-Paul

Ouest-France du 28 mai 2014

Ces dernières années n’ont pas été simples pour le cinéma Saint-Paul. Aujourd’hui, l’équipe de bénévoles, avec un nouveau président, regarde de l’avant. Objectif : voir le nombre de spectateurs augmenter.

Nouvelle équipe

Mi-mai, Joël Cornic, président du cinéma Saint-Paul depuis 2007, a décidé de ne pas se représenter en tant que président. Il fera néanmoins toujours partie du conseil d’administration. Il revient sur ces sept années, très denses. « Ce fut très enrichissant. J’ai pu découvrir différents aspects de la nature humaine, en bon et en mauvais… » Joël Cornic préfère se souvenir des actions positives menées : « Nous avons mis en place la modernisation du cinéma, avec notamment le matériel numérique. » L’ancien président se veut optimiste : « Le cinéma n’est pas encore sauvé, mais un grand pas a été fait. » C’est Denis Raymond qui lui succède.

nouveau clap« Si chaque Rezéen ne venait, ne serait-ce qu’une fois l’an ! »

Cette phrase, prononcée en réunion de quartier par Catherine Gosselin, élue dans l’ancienne équipe, sur le secteur de Pont-Rousseau, est toujours d’actualité pour l’équipe du cinéma. « Il y a 40 000 habitants : ça changerait tout pour nous. » Le cinéma ne se porte pas mal, avec plus de 20 000 entrées par an. « Nous avons subi, comme tous les complexes, une petite érosion, mais nous comptons sur un public fidèle, très attaché à cette salle. » Même si Joël Cornic regrette que le cinéma Saint-Paul soit encore trop méconnu des Rezéens. « Tout le monde ne sait pas que nous existons et ce que nous proposons. »

Des investissements à venir

Ce sont plutôt les dépenses qui préoccupent les bénévoles. Car il y aura des investissements dans le futur. « Il faudra y passer. En ce qui concerne le matériel, il faut revoir certains équipements tous les dix ans. » Et comme le souligne Bernard Mary, un des projectionnistes bénévole du cinéma, « on aimerait bien aussi pouvoir investir dans du matériel en audio-description pour les personnes mal voyantes. C’est assez cher. » Sans compter des travaux de toiture et d’isolation du bâtiment, évalués à environ 200 000 €.

Après quelques années mouvementées

Fin juin 2011, l’évêché indique au cinéma qu’il n’allait pas renouveler la convention qui les liait et surtout qu’il avait l’intention de vendre. « Je me suis dit qu’il allait falloir trouver des solutions », se souvient Joël Cornic. S’ouvre alors une période compliquée de négociations. En plein flou juridique, il a fallu construire une nouvelle organisation avec la Ville, les boulistes et la New’s fanfare qui étaient aussi dans le giron de l’ancien cercle Saint-Paul. Depuis décembre dernier, c’est plus clair : « Nous avons un bail emphytéotique avec la Ville, de vingt-trois ans. Nous sommes responsables des locaux, comme nous l’étions auparavant. »

Plusieurs équipes de bénévoles

Actuellement, six équipes assurent les projections quotidiennes en journée (pour les scolaires notamment), comme en soirée. « Nous avons des équipes qui tournent car nous avons des séances quasiment tous les jours. » Chacune comprend un opérateur qui projette le film, un responsable de salle, un caissier, quatre ou cinq ouvreurs en fonction des besoins. Un nombre important de bénévoles mobilisés à chaque séance. Ce qui explique que les bonnes volontés sont toujours les bienvenues.
Article de Anne-Lise Fleury