Saint-Paul : la Ville pourrait aider le cinéma – Rezé

Article du 10 Avril de la journaliste Anne-Lise FLEURY de Ouest-France

Site du cinéma Saint-Paul

Sur le site de Saint-Paul, localisation de l’implantation de chaque association : cinéma Saint-Paul, amicale bouliste, New’s fanfare et l’Ogec du lycée Notre-Dame. Les parties hachurées représentent les locaux présents sur chaque parcelle.

Suite à la décision de l’évêché de vendre le site Saint-Paul, les associations occupantes, soutenues par la Ville, devront acheter leurs parcelles. Cela s’avère compliqué pour le cinéma.

Septembre 2001, coup de tonnerre à Saint-Paul : on apprend que l’évêché vend le site. Les quatre associations occupantes (le cinéma, l’Amicale bouliste, la New’s Fanfare et l’Ogec du lycée Notre-Dame), soutenues par la Ville, doivent acheter les lieux (locaux et parcelles) afin de poursuivre leurs activités. Depuis, la convention s’écrit à cinq mains : les quatre associations concernées et la Ville qui va acquérir, quant à elle, les parties communes extérieures.

Mais la facture s’avère un peu difficile à assumer pour le cinéma. Le prix du m 2 envisagé avec l’évêché s’élève à 60 €, soit pour le cinéma qui occupe une parcelle d’environ 1 300 m 2 , une facture autour de 80 000 €. Cela, alors que les finances de cette association doivent aussi prendre en compte d’importants travaux : notamment pour la toiture, l’isolation et la réfection du sol de la salle…

Le maire réfléchit à une solution

Le récent passage au numérique a lui aussi entraîné des frais, et un emprunt. « Le cinéma Saint-Paul est venu nous voir, précise Gilles Retière, maire de Rezé, indiquant qu’il allait avoir du mal à tout assumer. » D’où la décision du maire de réfléchir à une solution : « Nous avons toujours dit que chaque association devait être autonome. Mais là, nous constatons qu’il y a un risque : je ne veux pas que le cinéma mette la clé sous la porte. Les travaux de toiture sont importants. »

D’où, depuis quelques semaines, la recherche d’une alternative. Avec peut-être un coup de pouce de la Ville. « Nous pourrions acheter uniquement la parcelle, sans les locaux. On y réfléchit, avec un notaire. » Gilles Retière insiste, « rien n’est fait. Et ce projet sera conduit en transparence. Il faut que tout le monde soit d’accord. »

Outre que ce montage reste compliqué, il pose aussi la question de l’avenir du cinéma. « Ensuite, soit l’association rachète à la Ville la parcelle quand elle sera plus à l’aise, soit c’est la ville qui achète les murs Tout cela reste à voir. »

Joël Cornic, président du cinéma Saint-Paul, reste extrêmement prudent : « Tant que ce n’est pas fait, rien n’est fait. » Il confirme « d’importants travaux à venir et de grosses échéances financières » et dit rester « raisonnablement optimiste. »

Gérard Rabu est président de la New’s fanfare voisine du cinéma. Il a été informé de cette évolution : « Aucune jalousie de notre part, au contraire. Ce qui compte, c’est que le cinéma puisse vivre, c’est tout. Quant à nous, notre montage financier a été validé. Nous devrions pouvoir nous développer, de manière autonome, ce qui nous convient. »

Les discussions vont donc se poursuivre. L’assemblée constitutive de l’association qui gérera l’ensemble du site (1) devrait avoir lieu en mai. Quant à la signature définitive de l’acte de vente : avant ou après l’été…

(1) Elle sera composée de deux membres de chaque association.