Une solution trouvée pour le site Saint-Paul Rezé

La ville trouve une solution pour pérenniser le site Saint-Paul

La scène est peu fréquente : spontanément et d’un commun accord, tous les élus ont applaudi l’aboutissement du dossier du site Saint-Paul, vendredi soir, lors du conseil municipal.
Ils ont été unanimes

photo-article of 28-05Antoine Gautier, pour la droite, a indiqué que son groupe était « d’accord avec ce projet de permettre le maintien d’associations dont le rayonnement va au-delà du quartier et même de Rezé ». Mireille Pernot, pour les communistes, a insisté sur « l’action de la Ville dans ce dossier. N’oublions pas que cela aurait pu devenir une opération immobilière. » Même Émile Robert, membre du groupe A gauche toute, a jugé la décision positive. À telle enseigne que sans que cela soit manifestement prévu, les élus ont tous applaudi, à l’issue de ce vote, qui, a l’unanimité, a bouclé cette première étape du dossier.

Quand le diocèse a voulu vendre

La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe en septembre 2011, quand on apprend que l’évêché a la volonté de vendre le cinéma Saint-Paul, le terrain de boules, les locaux de la musique et de la danse. Des élus réagissent. Craignant que ce changement ne mette en danger ces associations. La Ville est sollicitée et le maire prône, dès cette époque, une solution où la collectivité interviendrait en appui, mais sans s’impliquer totalement. C’est-à-dire sans acheter les locaux et les terrains en lieu et place des associations. Quelques mois, ainsi que des dizaines de réunions plus tard, ce projet a abouti.

Effectivement, l’association des boulistes ainsi que News fanfare vont devenir propriétaire de leurs locaux. La Ville, lors de ce même conseil de vendredi, a apporté sa garantie d’emprunt aux deux associations. Pour le cinéma, la situation est différente.

Bail spécifique pour le cinéma

Comme l’a expliqué Gilles Retière en séance : « Le cinéma a des frais à assumer, notamment l’évolution du matériel de projection et des travaux sur le bâti. Ces projets apparaissent comme prioritaires pour les gens du cinéma. On les comprend, il faut effectivement continuer à projeter dans de bonnes conditions. C’est pour cela qu’ils sont venus nous demander des mesures particulières. » C’est donc la Ville qui va acquérir la parcelle de terrain du cinéma (au prix de 83 000 €) et le mettre à la disposition du cinéma sous la forme d’un bail emphytéotique d’une durée de 22 ans, avec un loyer mensuel de 180 €. « En fin de bail, indique la délibération, la Ville reste propriétaire de l’ensemble (emprise et bâti). Une vente pourra avoir lieu au profit de la Paternelle cinéma […] pour un montant qui ne pourra être inférieur à 83 000 € ». Ce qui en ferait alors une opération blanche pour la Ville. Et qui laissera la porte ouverte aux évolutions qui pourront alors s’envisager à cette date, en 2035

Anne-Lise FLEURY.
Article Ouest-France du 27 mai 2013